Community work anger

In: misc

23 Nov 2011

Ma troisième année de terrain dans le communautaire s’avère à être une grande frustration: organismes fantômes, compétitions inter-organisationnelles, jeux politiques, fainéantismes et absurdités.

Ma première expérience comme coordinatrice de projet dans un organisme ”travaillant pour les immigrants” fût toute une découverte lucide. Imaginez-vous que des hauts-placés d’un organisme ayant comme mission d’aider et soutenir les immigrants ne comprennent même pas ces immigrants et tentent de les assimiler culturellement plutôt que de les aider dans leur intégration. Je vous explique. Mon rôle était de créer un livre pour célébrer les femmes immigrantes, jeunes et d’âges d’or de tous les coins du monde. Cependant, je dûs le faire avec une jeune femme qui venait directement de débarquer du Kenya. Elle n’avait jamais travaillé dans un bureau de sa vie, ni utilisé un ordinateur. J’eus alors le choix de soit aller un rythme convenable à nous deux ou soit m’approprier tout le travail et crédit et repousser la kenyane de côté. Par instinct naturel, je pris le temps de me familiariser avec la kenyane et de lui expliquer toutes les tâches et étapes (allumer un ordinateur) à un rythme qui favoriserait son apprentissage. Néamoins, notre supérieur nous avait donné une mission quasi-impossible: trouver 10 000$ en peu de temps et publier un livre en moins de 3 mois. Cette supérieure a donc lentement commencé à se plaindre de la lenteur du projet et de la kenyane ne comprenant aucunement sa situation (barrière de langue et peu d’expérience), tellement qu’elle voulut sanctionner la kenyane pour nous presser à produire un livre. Finalement, la kenyane n’avait plus envie de travailler tellement qu’elle eût peur et  s’absentait de plus en plus malgré mes efforts de la soutenir. Tout cela s’est passé à l’intérieur d’un centre très connu pour sa mission d’intégrer les femmes immigrantes. J’ai trouvé cela absurde.

L’année d’après, j’ai travaillé comme coordinatrice de projet au terrain pour tenter de raccrocher des jeunes soit à un emploi ou à l’école. C’est alors que je me trouvais dans un quartier ciblé par la Ville comme un ”ghetto” à cause du taux de chômage et pauvreté élevé malgré le niveau de diplomation parfois plus élevé que la moyenne. En arrivant en poste, j’ai tout de suite ressentie la non-chalance des intervenants de terrain qui eux, prenaient cet ”job” comme tout autre ”job” en tentant d’y mettre le moins d’effort possible pour passer le temps et recevoir son chèque. De ma boîte noire, je venais de sortir d’une éducation universitaire qui m’a coûtée bien chère et durant laquelle nous avons étudié en fond et comble tous les problèmes sociaux et avons été secoués et outragés de nos bancs d’universitaires. Il était impensable pour moi de prendre ce travail à la légère de plus que ces ”getthos” sont souvent caractérisées de mes chères communautés culturelles. Je proposai donc après quelques essais de terrains de faire du porte-à-porte pour vraiment pouvoir parler aux gens, leur offrir les informations sur nos services et cibler les gens qui ont besoin d’emplois, de formations ou d’informations. Finalement, non seulement la Ville nous interdisait de faire des affiches des services de recherche d’emploi dans les milieux de vies des ciblés sans emplois, mais il était aussi interdit pour nous de cogner aux portes. De plus, je n’avais pas de bureau dans le milieux car j’étais seulement une agente de milieu presque commes les travailleurs de rue. Ainsi, c’est comme si la Ville nous dictait de faire ceci et cela, mais nous mettait tellement de restrictions afin de ne pas pouvoir régler le problème social.

Pour une personne comme moi, qui aime résoudre les problèmes et qui n’aime pas rien faire, même en recevant de l’argent…j’ai préféré aller faire autre chose de socialement constructif et effectif que de rester dans un poste cul-de-sac. J’ai passé au moins un ans et demie à temps plein de ma vie à ne faire que du bénévolat et ces moments fûrent même plus valorisant que du travail rénuméré.

Pour mettre une cerise sur le sunday, ce jour-ci j’apprends encore que la Ville ne travaille pas pour les jeunes, elle ne travaille que pour des chiffres. Elle ne veut pas que tu fasses des projets intéressants avec les jeunes. Elle veut que tu fasses ses projets socialement inefficaces à elle, que tu prennes ton chèque et que tu restes tranquille.

Comment Form

À propos de ce blogue

Je réside à Montréal et je vais partager avec vous sur différents sujets tels que ma ville, l'entreprenariat social, mes voyages et expériences en Afrique du Sud et bref, ce qui se passe dans la société et le village global dans lequel nous vivons tous. Bonne visite!

Hey, i'm new into the blogging world, so what you see is what u get! Hopefully, i'll get better through time. Any advice, let me know :) I'll mainly be sharing with you all about my city Montreal, social entrepreneurship, my travels & experiences in South Africa, what's up in the society and the global village.

Tags