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12 Jun 2011Je retourne chez moi assise dans le métro avec ”The Message” de Grand Master Flash vibrant dans mes tympants grâce à la technologie ipod que j’apprécie et haie en même temps.
”Don’t push me, cause I’m close to the edge
I’m trying not to loose my head
It’s like a jungle sometimes, it makes me wonder
How I keep from going under”
Cette chanson parle de réalités vécues et existantes dans les arrondissements délaissés. Bien sûr que les réalités aux States semblent encore plus pire, mais il ne reste pas qu’ici, au Québec, même à Montréal, beaucoup de réalités de communautés passent sous les tapis. De Côte-des-neiges à Saint-Laurent à Montréal-Nord à Pointe-Saint-Charles, des jeunes de familles déchirées, grandissant dans un système scolaire crochu et dans une société schizophrène se réfugient en groupes dans les parcs, les stationnements et les ruelles car ils ne savent plus quel chemin prendre. Qu’ils soit cambodgiens, jamaicains, afghans, haitiens, boliviens ou libanais…ce sont nos jeunes et la jeunesse est le reflet de la société.
Après avoir travaillée non seulement dans trois coins de quartiers considérés ”défavorisés” et ”en besoin” à Montréal, mais aussi voyagée à d’autres continents, je peux témoigner que le hip hop est très contagieux et présent chez les jeunes de toutes cultures. Plusieurs jeunes asiatiques, antillais, africains, arabes nés québécois ont grandi en écoutant ”Biggie” et ”2pac”. Pourtant, la scène hip hop locale est quasi-inexistante.
Pourquoi?
Les artistes, fans et professionnels dans le créneau pourront vous en étayer les raisons:
-Peu d’encadrement professionnel pour les artistes de la scène urbaine
-Trop de bousculades et chicanes, haines pour une petite partie du gâteau
-Manque de support des grands médias traditionnels et donc de star système propre
-Identité non connue ni développée clairement du hip hop québécois
-Manque de cohésion et de solidarité parmi les artistes, organisateurs, entreprises différentes
-Main mise des grandes corporations et des assises politiques qui contrôlent et monopolisent
-etc.
Entoucas, le First Annual Montreal Hip Hop Summit de 2011 hier ne m’a pas appris beaucoup de nouvelles opinions et rancunes par rapport aux autres tables rondes montréalaises sur le thème comme:
http://www.youtube.com/watch?v=Qf3uDoN8Xp4
Mais j’en ressorts quelques pensées qui peut-être iront quelque part dans ma tête ou la vôtre:
…Il y a un besoin de pousser les inter-collaborations et des méta-réflexions dirigées par des personnes partiales et de plusieurs cultures.
…Une méga action est attendu de quelqu’un ou de quelques personnes pour sauver la culture urbaine, mais qui va faire un plan et quel sera le plan? Comment en venir avec un si la communication et la confiance entre les personnes de la communauté hip hop n’y est pas?
…Les tables rondes ne mènent à rien si personne ne s’écoute et si aucun suivi n’est fait.
…La préparation des thèmes, des interventions orales et de l’environnement physique des réunions sont aussi cruciales pour dégager une atmosphère ouverte et égalitaire.
…Il faut penser au future des prochaines générations hip hop, à ce qu’on fait grandir dans notre jardin et non seulement à ce qu’on peut manger maintenant rapidement.
…L’argent fait surgir le pire des gens et l’incohérence, tandis que le partage des connaissances et ressources intergénérationnelles et interculturelles pourrait nous mener un pas plus loin ou deux.
Je réside à Montréal et je vais partager avec vous sur différents sujets tels que ma ville, l'entreprenariat social, mes voyages et expériences en Afrique du Sud et bref, ce qui se passe dans la société et le village global dans lequel nous vivons tous. Bonne visite!
Hey, i'm new into the blogging world, so what you see is what u get! Hopefully, i'll get better through time. Any advice, let me know :) I'll mainly be sharing with you all about my city Montreal, social entrepreneurship, my travels & experiences in South Africa, what's up in the society and the global village.